lundi 27 août 2012

Le vintage, une réponse à la crise !

Deux récents séjours en Espagne (Madrid, Alicante) et quelques rencontres, m'ont amenée à penser que le vintage serait une réponse (possible et partielle) à la débâcle économique du pays. 


Alors qu'il existe quelques belles boutiques à Madrid qui commencent (enfin) à faire parler d'elles (voir le reportage de la RTVE.es - "Avec la crise, l'intérêt pour le vintage augmente"), à Alicante l'une des plus belles enseignes, Garage Vintage, a malheureusement fermé ses portes.  

Feu Garage Vintage




Pour se consoler de cette lourde perte, il reste cependant Elefante Vintage (c/San Fernando 3) et une toute nouvelle boutique ouverte en fin d'année 2012 : El Vestidor de Sue (c/Las Navas 26). Celle-ci offre du vintage customisé ainsi que des pièces de jeunes créateurs espagnols.

Elefante Vintage

El Vestidor de Sue

Dans cette merveilleuse ville méditerranéenne, vous trouverez également deux ou trois boutiques (Capriche, Plaza Nueva 1; La Casa de Lula, c/Canalejas 11) spécialisées dans le rétro revisité, proposant par exemple des lignes de vêtements de l'excellente marque espagnole Kling, de Compañia Fantastica ou de la firme britannique Jarlo




Kling

Compañia Fantastica



Comme me le confiait une cliente originaire de Valence, il manque cruellement en Espagne des boutiques vintage qui offrent un large choix de vêtements d'époque et de qualité, d'où la tendance (certes modeste) à se reporter sur la vente en ligne.

Retro City à Madrid

La crise économique pourrait cependant être combattue grâce au développement de boutiques vintage ou de seconde main en consonance avec ce contexte délétère. Au lieu de cela, se multiplient les grands bazars ayant remplacé les anciens "todo a cien (pesetas)". Ils sont gérés par des Chinois motivés et travailleurs qui vendent des articles très bon marché sur un horaire continu. Ceux-ci ne désemplissent pas et font le bonheur des Espagnols au porte-monnaie étranglé. 


Un stand du Rastro, Madrid

Au journal télévisé national, on ne cesse de diffuser des reportages sur la nostalgie de l'Espagne d'avant l'Euro, celle de la peseta – un village espagnol ayant même décidé de revenir à cette monnaie. Tous les interrogés sont unanimes à propos de la baisse du pouvoir d'achat entraînée par l'euro : celle-ci coûte trop cher à chacun et chacune. 



Alors, voilà, je me mets à rêver d'une éclosion de petites échoppes vintage qui pourraient représenter une véritable alternative au bazar "made in China" et à ses étals d'articles en toc. Si des initiatives existent déjà, cette tendance mérite de s'étendre et surtout d'être encouragée politiquement et économiquement. Souhaitons aux Espagnols une issue à la crise grâce au vintage !

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